Mon cœur, seul enfoui dans mon corps semble lourd,
De porter ce cadeau à offrir, mon amour,
Qui sans cesse court par cette journée si fraîche,
A la recherche d'une personne au teint de pêche,
Ses yeux bleus reflètent la pureté océane,
C'est ainsi que mon cœur en de nombreux lieux flâne,
Rêver du chant des cigales, y suis-je condamné,
Ou trouverais-je cet être d'une exquise beauté,
Est elle raisonnable cette quête désespérée,
Ne faut-il pas faire confiance à la douce fée,
Malchance, hasard désiré, étrange destin,
Pourquoi donc existe-t-il plus d’un terme vain,
Tout de noir vêtue, étonnante, mystérieuse
A la première vision de cette beauté charmeuse
On se croit voguer dans les méandres d'un rêve,
Dès lors, on désire vivre cette vie trop brève.
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Pour les rimes, c'est presque parfait : tu ne fait plus rimer aucune rime masculine avec une rime féminine, et tu respectes l'alternance des rimes ... sauf dans la dernière strophe ou il n'y a que des rimes féminines. Après "charmeuse", la rime suivante doit être impérativement masculie
Tu as enlevé la plupart des hiatus, il en reste néanmoins un : cadeau_à (vers 2)
Je vais attirer mon attention sur un autre points :
- Plusieurs de tes vers sont trop longs (vers 4, 5,... par exemple, et beaucoup d'autres). Ceci est du au fait que tu ne comptes pas, à tord, des e muets. En poésie classique, la règle est simple : un e muet en fin de mot compte systématiquement pour une syllabe, sauf :
- En fin de vers
- Ou lorsqu'il est directement suivi par une voyelle qu'il l'absorbe (on dit qu'il est élidé). Par contre, cette élision est impossible si le e muet est suivi par une consonne, même muette : en poésie classique cette consonne est systématiquement rendue sonore par la liaison. Si elle est désagréable à l'oreille, il vaut mieux éviter ...
- Un cas particulier : Pour les mots qui se terminent par "voyelle + e muet" (dans ton poème, "journée", vers 3), il faudrait pour respecter cette règle prononcer "jour/né/eu", ce qui serait très moche. Pour ces mots, l'élision est donc obligatoire : ils ne peuvent être placés en cours de vers que si le mot suivant commence par une voyelle (dans ton poème, "vê/tu/(e),é/to/nnan/te").
- Cas particulier du cas particulier, les mots en "voyelle + e muet + consonne muette" : pour ces mots, l'élision est impossible, ces mots sont donc interdits en cours de vers en poésie classique, et ne peuvent être utilisés que en fin de vers.
En espérant ne pas t'avoir assommé avec mes explications ... Garde courage! Quand tu auras assimilé ces règles, il ne me restera plus qu'à te parler de la césure, et tu auras toutes les bases ...Toute mon amitié, et bravo, tu apprends vite ! Rassure-toi, quand j'ai commencé à écrire en avril, je n'en savais pas plus que toi, et j'ai appris par les commentaires qui ont été posés sur mes poèmes ...
Une ambiguité personnelle m'habite.
Ma plus grande qualité est parfois mon pire défaut, hélas,....je suis perfectionniste pour tout ce qui me tient à coeur.
A bientot