essais

Mercredi 24 octobre 2007

 

Semblable à une étoile, elle se tenait là, douce et rayonnante. Ses pupilles de cristal offraient à son regard, ce charme dont mon esprit devint captif. Seul au monde devant cette fée, j’étais prisonnier de ces iris insolents.

 

Aucune force ne pouvait me libérer de cette invisible prison. Il aurait pourtant suffit que je revienne à la raison.

 

 De longs filins ondulés, aux reflets ambre, embellissaient ce visage déjà si parfait. Mais a quoi bon évoquer cette silhouette, dessinée par un artiste de génie….Et ce déhanché, ivre de magie, splendide, qui vous appelle et vous murmure « Suivez-moi au bout de vos rêves, je vous montrerais….. ».

 

C’est au matin, que cette vision de rêve, s’en est allée, quittant mes pensées, prisonnière de cette nuit échue, laissant place à une journée des plus monotones, Hélas…………..

Par Nicolas
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Mercredi 24 octobre 2007

 

            Elle offrait aux yeux des passants un habit de neige ; le manteau en flocons et le bas délicatement damé. Un visage finement bronzé accompagnait une chevelure aux reflets or ainsi que des boucles d’oreilles tournesol. Les éclatants filins s’ordonnaient en chignon sous la pression d’un chouchou couleur nuit. Cette couleur, évocatrice du mystère, trônait sur un simple tee-shirt posé sur cette peau brune. Puis cet être, d’une blanche pureté s’est éclipsé de la façade de mes yeux. L’encre encore chaude de ma plume se désole et cherche inlassablement le sujet de son inspiration.

Par Nicolas
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Mercredi 24 octobre 2007

 

 Ses yeux semblaient tristes, éteints. Ils scrutaient vainement l'horizon. Pensive, elle ne laissait transparaître aucune émotion sur son visage. Une frêle quantité de mascara suffisait à appuyer le contour de ses yeux sombres. De petites boucles ornaient ses fines oreilles. Mais il ne s'agissait là que de l'expression d'un plaisir personnel, et nullement du désir d'attirer le regard des foules. De longs cheveux aux reflets dorés cachaient ces ornements, ses ornements. Ses douces lèvres, délicieusement dessinées ne nécessitaient aucun artifice pour resplendir aux yeux de tous.

Par Nicolas
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Mercredi 24 octobre 2007

 

            La jupe, droite, rouge, mariée à des chaussures de couleur identique, laissait deviner la détermination et la fougue de cette dame, sportivement illustrée par le toréador, mettant à mort son ennemi préféré. Là encore, la couleur du tissu utilisé évoque le sang jaillissant du corps immobile, du taureau déjà mort.

 

            Cette couleur agressive s'unissait au blanc, symbole de pureté pour dessiner de multiples illustrations sur son chemisier ; un maquillage léger ainsi qu'une minutieuse épilation de ses fins sourcils appuyaient les traits de son visage.

 

            Le port d'un imperméable marron, d'une banalité consternante réalisait un contraste avec le reste de sa tenue vestimentaire. Pourtant, ses longs efforts de préparation n'étaient en rien réduits à néant.

 

            Observant les traits de son visage, on notait aisément la peur du lendemain se refléter dans les yeux de cette dame, ainsi que cette forte intuition, féminine bien sûr. Dès lors, il était facile de lui pardonner cet imperméable en inadéquation totale avec le reste de ses apparats.

 

 

Il aurait pu pleuvoir.

Il a plu.

Elle avait RAISON.

Par Nicolas
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Mercredi 24 octobre 2007

 

            Noire, la sombre couleur de ses pupilles, surmontées de paupières fardées exprimait l'inquiétude. L'inquiétude des fins de journées, ajoutée d'un grain de fatigue. Le tout habillé de rouge rappelait le mystère que cette femme reflétait dans ses yeux. Ces yeux, qui ne semblaient plus lui appartenir, apparaissaient translucides, laissant entrevoir une âme rêveuse, lassée de la monotonie quotidienne. Le son de sa voix n'a même pas effleuré mes oreilles et pourtant je me plais à écrire sur cette illustre inconnue, que je ne reverrais sûrement jamais.

Le temps usera cette femme, alors que cet écrit est immortel.......

 

Par Nicolas
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Mercredi 24 octobre 2007

 
Possibilité de reprendre son souffle, elle autorise le doux balancement de la voix humaine. Généreuse, elle se plaît à rythmer les phrases du domaine de la prose.

 

            Cependant, le lieu de prédilection de cette fine forme reste le poème. Ainsi, délicatement posée à la fin de chaque vers, la virgule enrichit la rime, laissant raisonner celle-ci le temps d’une pause.

 

             Incertaine, courbée sous le poids des mots, elle anime la phrase. Faible, incapable de stopper cette phrase sensée, elle se charge simplement de la freiner. En fait, le point n’est autre qu’une virgule musclée. Il vise à empêcher que cette phrase accélère inlassablement, de peur qu’elle perde quelques-unes de ses unités de sens.

 

 Ce sens, dont la transmission d’un être à un autre a nécessité sa naissance, lui est si cher. Accepter de naître pour transmettre une idée puis mourir, oh !!!!! Somptueuse phrase. Subtile, la nuance apportée par la virgule au sens de cette phrase apparaît charmante et nécessaire.

 

 S'agissait-il d’un ordre, ou d’une délicate demande ?

 

 Tout cela peut se jouer à une virgule près.

Par Nicolas
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